Palmarès 2015

Personnes sur la photo, de gauche à droite: Mme Bita Bertossa, conseillère aux études, Mme Audrey Leuba, vice-doyenne, Mme Kayané Koese, M. Manuel Faure, MM. Fabio Burgener et Alexandre Schwab, Mme Stéphanie Faure, M. Michel Hottelier, professeur de droit et Mme Caterina Gidari-Wassmer, conseillère aux études.
Personnes sur la photo, de gauche à droite:
Mme Bita Bertossa, conseillère aux études, Mme Audrey Leuba, vice-doyenne, Mme Kayané Koese, M. Manuel Faure, MM. Fabio Burgener et Alexandre Schwab, Mme Stéphanie Faure, M. Michel Hottelier, professeur de droit et Mme Caterina Gidari-Wassmer, conseillère aux études.

 

Fabio Burgener

qui passe un semestre de son master, en automne 2015, à l’université de Boston

“… Je suis arrivé à la fin de mon séjour à Boston University et ai souhaité prendre un peu de temps pour partager avec vous mon expérience.
J’ai été très touché par votre soutien financier mais surtout émotionnel lié à la manière dont vous avez décidé d’honorer la mémoire de votre fille. J’ai été très fier pendant ces quatre mois de pouvoir être l’un des ambassadeurs d’Atlanta à travers le monde.
(…)
Et le choc culturel a été bien plus surprenant, exigeant et intéressant qu’attendu. Dès les premiers jours à l’Université, j’ai rencontré des dizaines de nouveaux meilleurs amis d’une durée limitée …. ce qui était certainement influencé en partie par le fait que le discours introductif faisant l’apologie du networking pour bien réussir sa carrière.
Les contacts avec les Américains se sont ensuite bien mieux développés. J’ai eu la chance de vivre avec trois étudiants de la région avec qui j’ai pu échanger longuement, notamment sur la littérature américaine avec le premier et sur les sports américains avec le second. Le troisième m’aura permis de découvrir en chaire et en os ce que cela signifiait de croire au rêve américain. Cet étudiant avait un mode de vie des plus intrigants. Dans sa quête d’excellence académique permanente, il travaillait chaque nuit (!) au moins jusqu’à 6-7h du matin puis venais dormir quelques heures quelques heures avant de retourner à ses livres et son laboratoire. Autant dire qu’il ne tournait pas seulement à l’eau et au thé noir… Le pire est certainement que ça lui paraissait complètement normal.
En classe, j’ai découvert des cours qui se veulent impérativement interactif et divertissant. Lorsque le professeur pose une question, ce n’est pas une demi-main qui se lève timidement comme en Suisse mais une pléthore de bras qui gigotent pour pouvoir répondre à la fameuse question qui permettra de faire monter sa note de participation. C’est certainement pas le domaine dans lequel j’aurai le plus excellé en tant que timide Suisse même si j’ai aussi appris à jouer un peu des coudes au fur et à mesure de l’avancée du semestre.
Une autre grande différence liée à la première est de donner son avis personnel (story telling et extravagance appréciés) sur les sujets plutôt que de simplement les discuter de manière factuelle. C’était impressionnant de voir avec quelle aisance certains étudiants étaient capables de produire des interventions extraordinaires avec des connaissances minimales sur le sujet. Brillant mais aussi dérangeant intellectuellement.
Ceci m’amène à ma découverte la plus surprenante et effrayante: l’importance des apparences. Boston University prône l’excellence et chaque aspect académique est analysé dans les moindres détails… Par exemple, les professeurs notent les élèvent de 1 à 100 et chacun d’entre eux nous a envoyé un syllabus d’une vingtaine de pages pour expliquer la manière de nous noter et ses exigences. Après quelques semaines, j’ai pu constater que ce texte servait plus à faire très sérieux (voire peur) en apparence qu’à être suivi même légèrement. Il me semblait que ce document servait à donner l’impression aux étudiants que les cours étaient extrêmement difficiles (alors qu’en réalité le niveau d’exigence était, à mon sens, bien inférieur à celui en Suisse) afin que les étudiants se sentent ensuite valorisés par leur réussite.
Les cours m’ont également permis de me faire un très bon ami qui souhaite s’engager dans le militaire à la fin de son parcours universitaire. Cette rencontre m’aura permis de découvrir la mentalité de certains américains concernant leur devoir de servir pour leur pays. La continuelle présence de symboles matériels ou vivants de l’armée m’a beaucoup fait réfléchir à l’importance de la politique extérieure américaine (et de son impact sur notre monde) afin notamment de garder le pays uni malgré l’extrême diversité des États.
Le contenu des cours aura été l’un des autres points très positifs de mon séjour. J’ai pu découvrir le droit américain dans un cours introductif qui m’a notamment permis de démonter de nombreux stéréotypes et d’en consolider d’autres (notamment l’idée que leur système de résolution des litiges tourne presque uniquement autour des dommages-intérêts, soit de l’argent). Un autre cours m’aura permis de comprendre leur système pénal par le biais d’intervenants actifs en tant qu’avocats, procureurs ou juges. Le troisième était consacré à Internet et à sa régulation, ce qui a mis en exergue le clivage idéologique entre les pro gouvernement et les autres convaincus de son inutilité ou son inefficacité en comparaison avec le secteur privé. Le dernier était consacré au droit des médias, ce qui m’a ouvert les yeux sur la vision très étendue de la liberté d’expression outre atlantique.
(….)
Je garde de ces quatre mois aux États-Unis une expérience très positive qui me marquera certainement pour la suite de ma carrière professionnelle. En plus d’avoir amélioré mon anglais, j’ai découvert une autre manière de considérer le monde, appris à parler en public  avec plus d’aisance sans avoir honte de me tromper et ai également pris beaucoup de plaisir à découvrir la ville ainsi que sa fabuleuse offre culturelle et sportive. A nouveau, je vous remercie du fond du cœur pour votre soutien qui m’a permis de réaliser certaines activités supplémentaires mais aussi de penser différemment à mes études et à la chance que j’avais de pouvoir vivre cette expérience …”

Janvier 2016, Genève

Kayané Koese

qui passe un semestre de son master, en automne 2015, à l’université de Melbourne

“…Voilà un mois que je suis à Melbourne et je m’y sens déjà comme chez moi. Autant vous dire que j’adore cette ville!
Lors de la première semaine, j’ai eu la chance de participer au “Welcome program” de l’Université. Les activités organisées étaient très variées, allant de la visite du Musée de Melbourne à une dégustation de vin dans la Yarra Valley. Mais surtout, ce programme m’a permis de faire la connaissance de nombreux étudiants internationaux avant même que les cours ne commencent.
L’Université en elle-même me plaît beaucoup. Les cours sont beaucoup plus interactifs qu’à Genève et les classes sont bien plus petites. J’ai déjà eu mon premier test aujourd’hui et j’ai plusieurs travaux à rendre au courant des prochaines semaines. Quant au campus, il est tout simplement super; on y trouve tout ce dont on a besoin!
En ce qui concerne la ville, elle regorge de cafés, bars et restaurants tous aussi sympas et originaux les uns que les autres. En outre, de nombreux événements sont organisés chaque semaine. On n’a pas le temps de s’ennuyer! Je profite également de mes week-ends pour explorer les environs de Melbourne et j’ai même déjà prévu une petite virée à Sydney le week-end prochain.
Je tâche de profiter au maximum de chaque instant et suis impatiente de voir ce que l’Australie me réserve pour ces prochains mois!…”

Août 2015, Melbourne

Alexandre Schwab

qui passe un semestre de son master, en automne 2015, à l’université de Toronto

“… Au cours des trois dernières semaines, j’ai pu découvrir des cours passionnants et une ville incroyable. Je me réjouis énormément d’y vivre encore trois mois…”

Septembre 2015, Toronto